Le Petit Chaperon rouge raconte une histoire affreuse, mais Charles Perrault en fait le récit sur un ton rieur, qui ne témoigne d'aucune compassion à l'égard de la petite fille, ni de sa grand-mère. Et l'action se déroule dans un paysage printanier, rutilant de soleil. Il y est question de papillons, de fleurs, de noisettes. On n'imagine pas le moindre nuage courir dans le ciel, et encore moins un orage éclater.
Il est bien rare qu'il pleuve dans la littérature classique, à la différence de ce que l'on voit dans un roman de Zola, par exemple. Je ne connais qu'une averse chez Perrault, mais elle est particulièrement réussie. C'est dans Le Petit Poucet : "Il survint une grosse pluie qui les perça jusqu'aux os ; ils glissaient à chaque pas et tombaient dans la boue, d'où ils se relevaient tout crottés, ne sachant que faire de leurs mains."
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Il est bien rare qu'il pleuve dans la littérature classique, à la différence de ce que l'on voit dans un roman de Zola, par exemple. Je ne connais qu'une averse chez Perrault, mais elle est particulièrement réussie. C'est dans Le Petit Poucet : "Il survint une grosse pluie qui les perça jusqu'aux os ; ils glissaient à chaque pas et tombaient dans la boue, d'où ils se relevaient tout crottés, ne sachant que faire de leurs mains."